Le besoin d'ACTIVITES
 

 

 

 

 
 

Au début de la maladie d'Alzheimer, la personne continue à s'occuper pour et par lui-même. Il arrive un stade de la maladie où elle perd la capacité de se trouver des activités et de les mener à bien sans l'aide d'autrui. Pour l'aidant, occuper un malade atteint de la maladie d'Alzheimer n'est pas rééduquer mais c'est lui consacrer du temps, valoriser un être qui lui est proche, le garder motivé et lui offrir une vie la plus normale possible. Ce n'est pas seulement distraire mais aussi stimuler son activité mentale et/ou physique, lui maintenir une identité. Encore faut-il que le malade ait envie d'avoir des activités hors de celles de la vie quotidienne. L'amour de l'aidant et sa connaissance du malade peuvent lui donner cette envie. Il faut savoir que le malade peut refuser toutes ces tentatives pour l'aider à s'occuper.

 
Proposer une activité selon ses goûts L'aidant ne doit pas mettre le malade en situation d'échec en lui proposant des activités et travaux ne correspondant pas à ses envies ou à ce qu'il pouvait faire avant l'arrivée de la maladie.
Préparer le malade à l'activité Il faut communiquer avec le malade, lui parler, lui sourire, le toucher, lui prendre la main et lui laisser le temps de comprendre avant de lui proposer une activité. Ne jamais décider d'avance
Savoir arrêter l'activité Dès les premiers signes de fatigue, d'agitation ou de lassitude, l'aidant doit arrêter l'activité car l'essentiel, pour le malade, est de passer un moment agréable et de partager du plaisir ensemble.
Ecarter tous les obstacles à l'activité Si un obstacle de tout ordre survient au moment de l'activité prévue avec le malade, l'aidant doit tenter d'abord de l'éliminer et, si ce n'est pas possible, il vaut mieux abandonner l'activité.
Ecarter les dangers liés à l'activité L'aidant doit écarter tous les dangers possibles de l'activité puis laisser le malade travailler en toute tranquilité. Il ne faut surtout pas le stresser par des mises en garde permanentes.
Eviter d'être dérangé durant l'activité L'aidant doit faire en sorte qu'ils ne soient pas dérangés durant leurs activités à deux. Il doit montrer au malade qu'il lui consacre entièrement son temps. Il supportera mieux ensuite de rester parfois seul.
Faire des pauses Après 15-20 minutes d'activités, il faut faire une pause boisson, gâteaux ou fruits, les activités physiques et mentales diminuant l'eau et le sucre dans le sang.
Choisir une activité adéquate L'aidant doit choisir une activité en adéquation avec l'état du malade à un moment donné, sachant que l'activité en sera plus ou moins efficace selon sa condition physique ou psychique du moment.
Essayer toutes sortes d'activités Il faut tout essayer car on sait rarement l'activité qui marchera chez le malade. D'anciens souvenirs et plaisirs peuvent résurgir à tout moments.
Faire appel aux cinq sens Au cours de ces activités, l'aidant doit faire appel aux cinq sens comme l'odeur, le toucher... ce qui peut enrichir les rapports et réveiller les souvenirs.

 

 

 

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